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Test des gants chauffants Five HG1 Waterproof par Cigalou

Cette paire de gants chauffants Five HG1, je les ai depuis fin octobre. Sauf que l’hiver a pris tout son temps pour se radiner cette année. J’ai crû que j’allais finir par aller skier avec pour les tester ou m’enfermer au rayon frais d’un magasin. Du coup, j’ai passé vachement de temps à les regarder sous toutes les coutures avant de pouvoir aller jouer avec.

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Premier constat, ces gants sont beaux. On sent bien qu’un vrai travail sur les matières a été engagé, avec un indéniable souci de perfection. Comme dans tout gant haut de gamme qui se respecte, on retrouve un intérieur de la paume en cuir de chèvre (y’a pas mieux pour résister à l’abrasion d’une chute tout en conservant de la souplesse). Cette même matière recouvre aussi tout le petit doigt, son copain d’à côté (dont j’oublie tout le temps le nom) et bien sûr le pouce. Après, le dessus c’est un espèce de textile sensation velours, so classe. Niveau protection on a les inévitables protections de phalanges coquées et le bien plus utile slider au bas de la paume. La longue manchette se serre par le biais d’un velcro et d’une fermeture éclair. Facile, intuitif et plus durable que le gros rabas scratché. Voilà pour le tour du propriétaire en façade. Mais on est d’accord que la seule question que vous vous posez tous : et alors, l’électricité ?

Et bien parlons-en du côté chauffant de ces gants, parce qu’il a enfin fini par faire froid ! On est sur un système de batteries (cachées dans chaque manchon). Tu le mets en route par une simple pression sur un bouton. Fastoche, même avec les gants sur les doigts. Et clairement, ça va être l’atout de ces gants chauffants sans fil : c’est facile. Pas de fils qui traînent de partout, pas de branchement à faire. Clic t’allumes, clic t’éteins en arrivant au taf. Et en plus, ça chauffe instantanément. En ville c’est vraiment très agréable et c’est un luxe auquel je me suis très (trop) bien habitué.

Les gants chauffants Five HG1 Waterproof

Compte deux heures d’autonomie donc perso, tous les deux soirs, un coup de chargeur en arrivant à l’appart et ça repart. En balade, c’est pareil, sauf qu’au bout de 2 heures (2h15 exactement) à pleine puissance, terminé, t’as « juste » des gants d’hiver. Très bons, au passage : la doublure en Thinsulate et la membrane étanche en Hipora font leur taf. Ce sont de vrais gants d’hiver. Lors d’une sortie dans le Ch’nord, où on s’est pris la flotte pendant 8h non-stop, ils ont tenu quasiment 5 heures avant que l’eau ne finisse par s’infiltrer. J’ai été (non sans fierté) le recordman du jour en terme de « mains-au-sec-le-plus-longtemps ». Et pourtant, il y avait du gant en Gore-Tex machin chose en face (ils ont tenu 2h max). Et astuce de gros malin pour les faire sécher une fois rentré : tu recharges les batteries et hop, séchage par chauffage interne ! Super efficace ! Ces gants sont donc de vrais et très bons gants d’hiver, et ça c’est un sacré point fort. Je craignais que sous prétexte d’être chauffants on limite un peu les coûts en virant de la doublure etc. Que nenni. Et c’est ce qui rend « acceptable » leur faible autonomie sur longues balades.

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Mais rassure-toi, ils sont truffés de défauts. Forcément, qui dit gants chauffants sur batterie dit technologie encore « d’exploration » avec les faiblesses que cela induit. Je pense que ce genre de produits est encore appelé à se perfectionner d’années en années. Forcément, le talon d’Achille de ces Five, c’est leur batterie. Il faut savoir que l’on est sur du 7 volts (contrairement à du filaire qui tourne en 12 volts). Le circuit est bien pensé, il passe par chaque doigt et le dessus de la main, coupant efficacement l’air froid. Sauf que niveau puissance c’est un peu limite. Ils sont vendus pour 3 niveaux de chauffe (vert, orange, rouge). Qu’on se le dise, c’est purement symbolique : en hiver, il te faut le niveau rouge en permanence. Les deux autres, c’est de la déco. Du coup, en réalité, tu n’as que 2h (vérifiée) d’autonomie alors qu’ils sont vendus en théorie pour 3h30 (en mode « vert »). Autre fait important à savoir sur ce manque de puissance, c’est qu’avec 7 volts, tes gants ne chauffent pas. Et non, tu peux pas te dire, « je roule, puis quand je sens mes doigts devenir bleus, hop un coup de jus ». A pleine puissance, avec ce petit voltage, tu ne peux qu’efficacement couper le froid, pas réchauffer. Donc il faut les mettre en route AVANT d’avoir froid. Dernier point qui peut avoir son importance : avec les batteries à l’intérieur, les manchons sont énormes. Perso, je n’arrive pas à les recouvrir avec ma veste d’hiver. Pas gênant pour le froid. Mais pour la pluie par contre, ça fait réceptacle de tout ce qui coule des manches. Dommage. Enfin, chose à savoir : ce type de batteries au Li-Ion n’aiment pas, mais pas du tout, rester longtemps déchargées. Pense avant l’été à bien les charger (quitte à en remettre un coup même entre deux baignades dans la pistoche). Car sinon, comme la cigale de la fable, tu risques de te trouver un peu couillon lorsque la bise sera venue et les batterie… mortes. Ça se rachète, mais bon…

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Alors à qui je les conseille ? Tout d’abord, à celui qui a quand même un peu les moyens, c’est pas donné non plus. Je pense que c’est parfait pour l’urbain qui en a marre de se faire taxer ses manchons ou qui n’a pas envie de faire quinze branchements de fils à chaque arrêt au tabac du coin. Bref, c’est très bien pour aller bosser en tout confort quand il caille. Je les déconseille au baroudeur au long cours, au bouffeur de bornes. Ce sont de bons gants d’hiver mais leur autonomie est ridicule sur une journée de 7 ou 8h de bécane. J’orienterais ces derniers plutôt sur du chauffant aussi mais… filaire ou hybride.

Les gants chauffant hybride c’est le top pour ceux qui n’arrivent pas à choisir entre gants chauffants avec batterie ou filaire. Ces modèles légèrement plus coûteux intègrent les 2 solutions. La marque américaine Gerbing en est le spécialiste depuis des années.

Quentin ou Cigalou pour les intimes est un motard passionné qui roule en Suzuki V-Storm 1000. Sa passion lui vient de son père déjà motard. Originaire du chud, il a été prof d'histoire dans le 93 et il nous a lâché pour aller enseigner au vert en Ardèche. Il nous fait vivre son quotidien de motard sur son Blog qui est devenu au fil du temps un véritable webzine communautaire. Découvrez ses textes pleins d'humour sur Viedemotard
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