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Les gants chauffants moto, la solution ultime !

Je vois déjà les sourcils se froncer et les grimaces dubitatives s’esquisser. Oui, les gants chauffants sont loin de faire l’unanimité chez les motard(e)s. Justement, parlons-en une bonne fois pour toute et basta. Commençons par les reproches qui leurs sont fait régulièrement : pas fiables, coûteux et compliqués.

En effet, ce genre de produit est apparu dans vos rayons il y a une dizaine d’années à peine. C’est une technologie jeune qui par conséquent en est encore en quelque sorte à faire ses preuves et traîne quelques casseroles. N’empêche, que les ricains de chez Gerbing, pionniers en la matière, croient dès le début au potentiel de leur idée puisqu’ils garantissent le système de chauffe de leurs gants à vie. Si, si, à vie.  Cependant, rassure-toi, peu importe la marque, les (rares) constructeurs de gants chauffants savent te convaincre de leur sérieux : ils garantissent en général leurs produits entre 1 et 3 ans. Donc no stress, s’il y a un faux contact ou une batterie foireuse, tu ne te retrouveras pas dans la panade. Allo le SAV ? Et hop ! Enfin, vérifie que tout fonctionne bien avant de partir faire un road-trip en Sibérie quand même…

Le prix est forcément élevé. Enfin, tout est relatif là encore. Si tu veux tu très bon gant d’hiver, ça va vite te coûter dans les 200 balles. Donc finalement, pour on va dire à la louche 100 euros de plus, tu as du chauffant. Au vu de la « technologie embarquée », ce n’est pas astronomique. Comment que ça fonctionne d’ailleurs ces machins ? Ben c’est des gants d’hiver normaux auquel sont ajoutés de microscopiques filaments d’acier dans une couche chauffante qui s’entend jusqu’au bout des doigts. Le tout est ensuite relié à une batterie portative intégrée à la manchette du gant (sous le poignet pour ne pas que ça te gène) ou directement à la batterie de ta bécane. Et dans un cas comme dans l’autre, tant qu’il y a du jus, tu roules avec la douce sensation d’être enveloppé dans du coton chaud, même au plus froid de l’hiver. Car contrairement à leur pire « concurrentes » que sont les poignées chauffantes, la chaleur ne vient pas de l’intérieur de la paume mais du dessus de la main, là où la morsure du froid est en général la plus forte.

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Enfin, ça paraît compliqué. Ben oui. Techniquement parlant, c’est super compliqué à concevoir et fabriquer ce genre de produit. On est dans de la micro-technologie. Mais pour toi, en tant qu’utilisateur, c’est simple comme bonjour. Tu as juste à choisir entre deux sortes de gants chauffants : ceux des organisés et ceux des têtes en l’air.

Les gants chauffants à batterie

Les gants chauffants à batterie sont moins puissants que les filaires (7volt contre 12). C’est là leur principale différence technique. Ensuite, c’est dans l’usage que cela va différer. Au quotidien, c’est vachement pratique : tu enfiles tes gants comme n’importe quelle autre paire et tu roules. Si tu sens que tu as un peu froid, hop, une petite pression sur le bouton intégré au manchon et ça chauffe. Tu as bien sûr plusieurs niveau de chaleur. Et en fonction du réglage, tu bouffes ta batterie plus ou moins vite. Cette dernière va ainsi tenir entre 2 et 4 heures en fonction du mode choisi. En arrivant à la maison, faut juste penser à recharger. C’est là où il faut être organisé.

Ces petites batteries au lithium sont sensées tenir 2 ou 3 ans avant d’être rincées. Et à ce moment là, tu peux acheter juste un kit de nouvelles batteries pour repartir comme en 40.

Le principal hic de ce genre de gant, ça va être le long trajet hivernal sur plus de 4 heures. Forcément, a un moment, ça ne va plus chauffer. Et même si ça reste de très bon gants d’hiver, tu vas te cailler, choc thermique oblige. A privilégier donc pour les trajets quotidiens et les balades « courtes ».

gants five chauffants

 

Je teste pour vous les gants chauffants Five HG1 Waterproof qui fonctionnent sur batterie. Retour à la fin de la saison pour le test complet.

Test_Gants chauffants Five HG1 WATERPROOF

Les gants chauffants filaires

Ben eux, c’est facile, c’est tout le contraire de ceux à batterie. Ils chauffent tant que tu as du jus sur ta moto (donc a priori tout le temps, ou alors c’est que t’es mal barré). Du coup, à toi l’hivernale des Éléphants d’une traite les mains au chaud. En plus, carburant au 12 volts, ils envoient encore plus la purée que les autres. Par contre, c’est le binz niveau fils puisque tu dois faire remonter le fil jusqu’à ton guidon, voire selon certains modèles le faire passer dans les manches de ta veste. Bref, vaut mieux pas être facteur avec ce genre de système parce qu’à chaque fois que tu descends de ta meule, faut penser à te débrancher. Ou alors tu vas avoir une drôle de surprise. Bref, c’est pour les road-tripeurs de l’extrême et ceux qui ne veulent pas s’embêter à recharger leurs batteries

Pour le montage, c’est easy ! Tu branches un câble avec 2 œillets à ta batterie. Ce câble comporte un porte fusible en cas de court-circuit. En suite, il ne reste plus qu’à brancher le câble Y avec le petit régulateur sur tes gants chauffants et c’est parti mon kiki.

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Les gants chauffants hybrides : la solution ?

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Enfin il commence à y avoir ceux qui vont foutre le boxon dans cette jolie répartition bien binaire. Les hybrides cumulent des batteries et un branchement filaire pour suppléer ces dernières. Ah ça t’en bouche un coin là ? Du coup, ça peut être batterie la semaine pour aller taffer et filaire pour l’hivernale du weekend. Elle est pas belle la vie sous la neige ?

Donc une fois passé la barrière des aprioris et celle du tarif, tu devrais connaître l’extase de la mimine au chaud par tous les temps grâce à ce genre de produit. Et celui qui te dit ça est un ancien militant du gant à l’ancienne, fier de ses engelures au bout des doigts. Et en général, il n’y a rien de plus convaincu qu’un converti…

Une petite vidéo de notre dernière présentation de gants chauffants :

Quentin ou Cigalou pour les intimes est un motard passionné qui roule en Suzuki V-Storm 1000. Sa passion lui vient de son père déjà motard. Originaire du chud, il a été prof d'histoire dans le 93 et il nous a lâché pour aller enseigner au vert en Ardèche. Il nous fait vivre son quotidien de motard sur son Blog qui est devenu au fil du temps un véritable webzine communautaire. Découvrez ses textes pleins d'humour sur Viedemotard
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