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Les différents types de pantalons moto

Les différents types de pantalons

Le pantalon, c’est un peu le parent pauvre de l’équipement du motard. C’est vrai, à moins d’être le genre de glandu à rouler en tongues, tu as en général un casque, un blouson, une paire de gants et une paire de bottes. Le tout prévu pour la moto, aux normes et compagnie. Sauf qu’il manque une pièce à ta carapace : les jambes. Tu m’diras, c’est un peu notre drame à nous les Français : pendant la guerre de cent ans, on avait les meilleures armures du monde sur les épaules mais on se promenait les gambettes à l’air. Les angliches avaient pour consigne de nous tirer dans les pattes. Et ça marchait foutrement bien. Pour eux.

Alors, histoire de ne pas refaire les erreurs du passé, réfléchissons un peu à comment qu’on peut protéger nos guiboles. Si t’as un minimum de bon sens, t’as déjà opté pour le traditionnel Levis 501 (ou son cousin moins cher de chez Celio, on s’en fout) plutôt que pour le survet’ Lacoste ou le short à fleurs. En effet, dans ta garde robe, le jean classique, c’est ce qui résiste le mieux à l’abrasion en cas de chute. En fait, même lui ne résiste que quelques secondes. Après, c’est pizza partie.

Du coup, ça vaut la peine de se pencher un peu sur les différentes alternatives qui s’offrent à nous. Et comme dans tout équipement moto qui se respecte, il y a peu près autant de sorte de produits que de pratiques. Le choix de tout futal va devoir avant tout être pertinent avec ce que tu fais de ta moto.

Le pantalon racing  

Pantalon moto racing IXS

Le pistard qui tourne sur circuit va s’orienter sans hésiter (c’est même obligatoire faute de combi) sur le pantalon racing en cuir épais avec les sliders qui vont bien aux genoux. Forcément, la sécurité l’emporte sur le confort dans ce genre de situation et s’il est lourd à porter, le cuir racing va résister à l’abrasion des glissades à 200 à l’heure sans broncher. Les sliders, interchangeables, évitent de se rétamer le genou à chaque virage…

Sauf que pour un usage quotidien, c’est un peu too much ce type de fute. Même s’ils en font maintenant des « sportifs », plus agréables à porter (et abordables), ils gardent ce côté agressif qui implique un strip-tease en arrivant au taf. Sans compter que la grande majorité des pantalons racing ne sont pas imperméables.

Le jean protecteur

Jean moto Esquad

Heureusement pour les travailleurs à moto comme moi, d’immenses progrès ont été réalisés ces dernières années avec l’apparition des jeans protecteurs. Des frocs au look « civil » – pour ne pas dire civilisés – qui cachent sous leurs faux airs de 501 une sous-couche soit en Kevlar, soit en Armalith (plus confortable et plus… chère), les rendant résistants au bitume.

Généralement, tu as même droit à des (plus ou moins discrètes) coques aux genoux et aux hanches pour encaisser les chocs. Car sur la route, surtout en ville, en plus de glisser, on tape sur des trucs. L’éclate, dans tous les sens du terme. D’ailleurs, à ce sujet, on y reviendra dessus, mais il faut distinguer protections de genoux et sliders. Les sliders te permettent de poser le genou au sol (sur circuit hein, gare au permis) mais ne protègent pas de la chute. Gaffe.

Le pantalon textile

Pantalon textile Klim

Parce qu’on ne roule pas forcément que pour aller bosser, on retrouve le même concept protections/confort sur les futes textiles. Et comme souvent, le textile c’est ce qui te permet d »obtenir le produit le plus technique au meilleur prix. Certes, c’est aussi souvent au détriment de l’esthétique, ton apparence se rapprochant plus du skieur que du motard rebelle tout en cuir. Mais le skieur… il a pas froid. Car la force du textile, ça va être son adaptabilité à la météo ambiante. Il y en a pour l’été, il y en a pour l’hiver, il y en a pour toute l’année. Doublure, pas doublure. Gore Tex, pas Gore Tex. Panneau Mesh, membrane imperméable, etc.

Le pantalon de tout-terrain

Pantalon moto cross

Enfin, il y a le pantalon de tout-terrain, que ce soit de cross ou d’enduro. Alors là, on est dans une toute autre problématique. Ton principal soucis ne va pas être l’abrasion. Tu tombes généralement à une vitesse modérée, au mieux dans de la boue, au pire sur des cailloux. Le pantalon ne va donc pas être monté à des températures folles par frottement. Il faut juste qu’il résiste au contact de ton pot d’échappement quand tu te prends ta bécane sur la tronche.

En fait, il faut d’abord que le futal puisse évacuer ta transpiration. Tu roules pas vite et tu fournis des efforts balèzes, donc forcément, tu sues comme un goret, même en plein hiver. Mais il doit quand même résister aux branches et compagnie, donc il faut un tissu solide et respirant.

Ton pire ennemi va être la pierre que ton petit camarade va te propulser à pleine vitesse dans les gambettes ou celle sur laquelle tes genoux vont aller s’empaler quand tu vas rater ton virage relevé. C’est là qu’interviennent les genouillères de cross, toujours plus confortables avec leur serrage en « filet ». Quand je vois celles du paternel qui devait se les coincer tant bien que mal entre les bottes et le pantalon, je me dis que le progrès, c’est cool…

 Cuir, textile, jean ?

Comme pour les blousons là aussi, il y aura les indécrottables du cuir. Personnellement, j’alterne régulièrement avec les trois (cuir, jean protecteur, textile) et – à mes yeux – le textile reste le plus confortable et le plus « fonctionnel », surtout l’hiver. Mais je vais bosser en jean pour le look. Et le cuir ? Outre le côté mythique et passionnel, ça reste une sensation unique. Faut essayer au moins une fois dans sa vie de motard. Et puis si tu veux faire du circuit, y a pas le choix.

Bref, comme toujours, rien n’est jamais simple, et tout dépend de ta pratique et de tes goûts. Dernier petit conseil au jeune motard : à moto, les poches d’un pantalon sont là pour décorer ou à la limite pour mettre un paquet de mouchoir, pas plus. Les clefs de ta piaule dans la poche avant de ton jean, quand tu tombes, c’est comme quand Edward aux mains d’argent se gratte les roubignoles. Dans le meilleur des cas, ça te sectionne une artère et tu te vides rapidos. Dans le pire, ça tape un peu plus au centre. Et tu peux postuler comme castrat au Vatican.

Pas jouasse comme conclusion je sais, mais comme ça, j’espère que tu t’en souviendras. Technique de prof

Quentin ou Cigalou pour les intimes est un motard passionné qui roule en Suzuki V-Storm 1000. Sa passion lui vient de son père déjà motard. Originaire du chud, il a été prof d'histoire dans le 93 et il nous a lâché pour aller enseigner au vert en Ardèche. Il nous fait vivre son quotidien de motard sur son Blog qui est devenu au fil du temps un véritable webzine communautaire. Découvrez ses textes pleins d'humour sur Viedemotard
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