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La moto l’hiver : chaud et imperméable

Je vais vous épargner l’éternel poncif sur le vrai motard qui roule l’hiver. Vrai, faux, en béton, en papier mâché ou en sucre, peu importe : force est de constater que l’hiver, le motard n’a pas d’autre choix que de s’équiper. Même pour le kéké faisant fi de sa sécurité, le short à fleurs et les tongues vont vite s’avérer insuffisants.

Qu’on se le dise, ton pire ennemi ça va être le froid. Oui, j’aime enfoncer les portes ouvertes. Tout l’intérêt de l’équipement, va donc être de retarder au maximum les effets de ce dernier. Même s’il faut être réaliste, comme dans toute forme de torture (si, si, c’en est une) on a tous notre point de rupture, peu importe notre matos. La question qu’il faut se poser est plutôt « combien de temps je veux tenir sans avoir froid ? ».

ours polaire mâle de face, vertical

Est-ce pour faire un trajet de dix minutes en ville le temps d’aller chercher ses clopes ou pour faire 600 bornes sous la neige en direction des Millevaches ? Il va s’en dire que dans ces deux cas, tu ne chercheras pas le même niveau de résistance au froid. Donc comme toujours, il va falloir trouver un équipement adapté à ta pratique et à ta propre frilosité. Malheureusement, nous ne sommes pas tous égaux sur ce dernier point : mon père roule en veste d’hiver en plein été… en Provence.

Le froid, la pluie et le vent glacé : le big combo  

La première erreur serait de penser que le froid est bêtement froid. Ce serait trop facile, une grosse doudoune et vogue la galère. Non, ce vicelard a tout plein de manière différentes de te pourrir la vie. Et ce sont autant de paramètres à prendre en compte :

Bon, c’est sûr il y a la question du froid pur et dur, quand le thermomètre filtre avec les 0°C. La riposte ici est assez classique : comme le petit Papa Noël sur son traîneau, tu dois bien te couvrir. Une doublure dite « thermique » sera donc indispensable sous ta veste ET ton pantalon. Attention aux gambettes trop souvent délaissées, nous en avons déjà parlé.

Sauf que l’affaire se corse lorsque l’on ajoute la question de l’humidité ambiante. Bah oui, l’hiver que ce soit à cause du fond de l’air, de la flotte et parfois même de la neige, tu passes ton temps à être mouillé. Par conséquent, il est absolument inconcevable de ne pas avoir une couche imperméable pour que celle thermique puisse rester efficace.

Sans compter que les matières imperméables ont bien souvent le mérite de faire « coupe-vent » au passage. Là aussi, c’est un facteur très important à prendre en compte. Avec la vitesse, ta sensation de froid va être décuplée. En gros quand il fait 0°C, à 90 km/h tu as vite un ressenti de -10°C (si tu es à poil bien sûr). Et ça pique grave. D’où la différence notable entre quelqu’un qui aurait à rouler l’hiver en ville seulement, épargné par de basses vitesses et la chaleur de la pollution (il faut bien des avantages au CO2) et celui ou celle qui devra affronter l’hiver sur les petites routes départementales verglacées de sa campagne.

tableau-de-calcul-froid

Gare aux extrémités

Enfin, il y a les zones stratégiques. On a tendance a se mettre une tonne d’épaisseurs sur le corps, sauf qu’avec le carénage et compagnie, ce n’est pas forcément la zone la plus exposée à moto.

En premier lieu, ce qui me paraît non négociable, c’est la veste qui vient bien couvrir tes hanches. Exit le petit blouson cintré dans lequel tu aimes tant te la péter. Souvent en position penchée vers l’avant au guidon de ta machine, ton cuir de BG offre un véritable boulevard aux courants d’air glacés sur le bas du dos. Certainement une des choses que je déteste le plus l’hiver. Presque toutes les marques offrent une possibilité de raccord (universel) entre le futal et la veste. Utilise le !

Ensuite, il y a la jointure du cou. Évite l’écharpe en laine de mamie, meilleur moyen de t’étrangler (ça a failli m’arriver). Il existe une multitude de tours de cou plus ou moins sophistiqués qui feront l’affaire. Pour être honnête que ce soit en été pour me protéger des insectes où sous la neige, je ne me sépare jamais de cet accessoire. Un peu comme un cow-boy que ne quitte jamais son foulard. Je passe juste sur un modèle matière polaire pour affronter l’hiver.

Pour terminer, il y a le plus important : les extrémités. Les mains et les pieds. Car – petit rappel – c’est avec ces derniers qu’une moto se conduit. Pas avec les dents. Par conséquent, pour une question de sécurité, il est indispensable que ces quatre bouts de ton corps soient ultras protégés face aux intempéries. Et ce d’autant plus qu’ils sont en première ligne.

Tu peux déjà tricher en équipant ta moto de quelques petits trucs malins : pare-mains qui coupent l’air glacé, poignées chauffantes, etc. Mais ce ne sera pas suffisant sans un équipement au top. Une bonne paire de bottes et une bonne paire de gants doivent absolument être ta priorité pour rouler l’hiver. Le reste, avec un peu de système D, tu peux toujours t’en sortir. Mais en aucun moment tu n’as le droit d’avoir les doigts gelés au point de ne pas pouvoir attraper tes freins à temps.

Ah et au fait. Une fois que tu seras bien équipé, je peux t’assurer que rouler l’hiver sera certainement ton moment préféré de l’année. En tout cas, c’est mon cas.

Cela dit, faut peut être que j’en parle à mon psy, je doit avoir des tendances masochistes.

Quentin ou Cigalou pour les intimes est un motard passionné qui roule en Suzuki V-Storm 1000. Sa passion lui vient de son père déjà motard. Originaire du chud, il a été prof d'histoire dans le 93 et il nous a lâché pour aller enseigner au vert en Ardèche. Il nous fait vivre son quotidien de motard sur son Blog qui est devenu au fil du temps un véritable webzine communautaire. Découvrez ses textes pleins d'humour sur Viedemotard
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