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La moto à la mi-saison

La mi-saison, c’est quoi ? En gros, c’est la période qui va du « il fait trop chaud » au « il fait trop froid ». Autrement dit, à moins d’être très frileux ou d’habiter en altitude, la mi-saison à moto va facilement représenter 60 à 80% de ton année.

Par conséquent, choisir un équipement de cette catégorie n’est pas anodin, puisque ce sera celui que tu utiliseras le plus. Or, qui dit gros « marché » dit grand choix. Parfait pour s’y paumer au moment d’investir… On va donc le prendre calmement et faire ça en plusieurs étapes.

Quelle est ma « mi-saison » ?

Tout d’abord, tu dois te demander ce qui sera ta période de mi-saison. Elle dépendra de la météo de ton bled et de ton type de pratique.

Par exemple, quand j’ai commencé à rouler j’avais la chance de vivre encore dans ma belle Provence. L’hiver y étant assez doux, ma période de « mi-saison » allait en fait de la mi-septembre au mois de mai. Je passais ensuite au blouson d’été ultra-aéré pour ne pas fondre sur ma moto par 40°C à l’ombre. Et vu que je ne pratiquais qu’en « loisir », le jour de grand mistral hivernal, ben je ne sortais pas la moto. Tout simplement.

Sauf qu’en arrivant sur Paname, la moto est devenue un moyen de transport quotidien, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige et la météo s’est considérablement rafraîchie. Ma période de mi-saison s’est donc réduite à septembre/octobre et avril/mai/juin. Il me faut trois vestes…

Enfin, il faut aussi tenir compte de ta frilosité et de la protection offerte par ta machine. Mon paternel, même en plein été à Avignon, roule avec la doublure de son blouson mi-saison. J’te raconte pas si un jour il monte à Paris à bécane, il lui faudra la combi de ski. Par contre, grâce à ses poignées chauffantes, il reste en gants légers toute l’année.

Donc commence par poser les limites de ta mi-saison, ça t’évitera bien des déceptions et des achats inutile du genre : « même s’il est plus cher, je vais prendre ce cuir et je pense que ça suffira pour aller bosser toute l’année ». Mec, tu habites à Chamonix, non, ça ne suffira pas !

Portland to Dakar - Icon

Cuir ou textile ?

Mis à part ceux avec pleins de petits trous partout, la grande majorité des cuirs sont « mi-saison ». La peau de vache s’occupe de l’imperméabilité (mais gaffe, ça ne l’empêche pas de se gorger d’eau sur de grosses rincées) et de couper le vent, tandis que la doublure amovible apporte de la chaleur. Tu vas trouver le même concept en textile, souvent un peu moins cher à gamme égale. Aujourd’hui, en terme de sécurité, les deux se valent largement, et à choisir, je donnerai même ma préférence au second. Le textile est plus léger à porter, plus confortable, plus pratique (nombreuses poches, quasiment aucun entretien, etc.)

Sauf que le cuir, bordel, ça reste le cuir. C’est beau, c’est intrinsèquement associé à l’image du motard. La classe quoi. Bref, dur de résister. Et je te comprends. Alors, fais toi plaisir, c’est avant tout ça faire de la moto : se faire plaisir.

Blouson Helston's Ace cuir

Par contre, ne te laisse pas « piéger » par le discours traditionnel du « le cuir p’tit, ça fait tout ». Généralement taillé en blouson bien cintré, tu vas te geler le bas du dos avec l’hiver (à part si tu vis au pays des cigales). Et pour les chanceux du Sud, c’est l’été qu’il va montrer sa limite puisque tu vas crever de chaud à l’intérieur. Un cuir, c’est du vrai mi-saison, pas du multi-saisons. L’essentiel, c’est de le savoir.

L’alternative du multi-saisons : les équipements 3 en 1

Les avancées techniques – voire technologiques à ce stade là – permettent maintenant de faire des blousons (textiles) multi-saisons. Tu es donc censé pouvoir rouler avec toute l’année par un système de couches que tu zippes et dézippes à la demande.

C’est généralement du 3 en 1. Première couche, c’est l’été avec un tissu respirant. Seconde couche, c’est la mi-saison avec une membrane imperméable. Troisième couche, on passe à l’hiver avec une bonne doublure thermique. Enfin, les plus sophistiqués se dotent même de petits « chauffages électriques » histoire d’être pépère même aux Millevaches ainsi que de la fameuse matière Gore-Tex. Tu sais, ce tissu un peu magique qui réussi à être imperméable ET respirant à la fois. D’ailleurs, j’ai presque envie de dire que cette polyvalence « naturelle » le prédestine à la multi-saison !

Alors forcément, pour du multi-saison qui marche vraiment, on ne va pas se leurrer, faut y mettre le prix. Mais si ça te fait acheter une veste au lieu de trois, le calcul peut être intéressant à faire… C’est aussi pratique pour le bouffeur de bornes qui ne peut pas partir avec toute sa garde-robe dans le top-case. Là il embarque ses doublures dans un coin et vogue la galère !

Mi-saison = Modularité

S’il y a une chose à retenir sur la mi-saison, c’est qu’il te faut un équipement modulable. Je pense que l’imperméabilité n’est pas négociable. Car à ce compte là, autant prendre du vrai matos d’été. Toute la finesse va être ensuite de trouver le bon dosage entre chaleur et respirabilité, en fonction de ta pratique, d’où tu habites et de ton… look.

Quentin ou Cigalou pour les intimes est un motard passionné qui roule en Suzuki V-Storm 1000. Sa passion lui vient de son père déjà motard. Originaire du chud, il a été prof d'histoire dans le 93 et il nous a lâché pour aller enseigner au vert en Ardèche. Il nous fait vivre son quotidien de motard sur son Blog qui est devenu au fil du temps un véritable webzine communautaire. Découvrez ses textes pleins d'humour sur Viedemotard
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